CHEE - Parlons d'Europe Cercle des Hautes Etudes Européennes
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Retour sur nos Diners & Débats

2015 : JC. JUNCKER à l'ENA, Denis MacShane, Jacques ATTALI et la Secrétaire d'Etat Axelle LEMAIRE

Diner Débat - Auteurs du CHEE - le 15 octobre 2015

Le Cercle reçoit 3 Auteurs d'ouvrages, et anciens auditeurs du CHEE, traitant du Citoyen Européen.

Le Président Alain Clergerie a reçu Franck Cazenave, Guillaume Duval et Francis Massé.

Les 17 convives ont apprécié les échanges intra CHEE avec des auteurs ayant approfondi leurs réflexions sur le "citoyen européen".

Les échanges ont été ouverts et directs. Nous tiendrons compte des améliorations évoquées.

Merci à eux trois d'avoir répondu présents et d'avoir animé ce débat.

Bibliogaphies :

Franck Cazenave

"Stop Google - Meet the new challenges from the Web giant" (2014)

Guillaume Duval

L'entreprise efficace, à l'heure de Swatch et McDonald's : la seconde vie du taylorisme, La Découverte, 1998 (1e édition)

Le libéralisme n'a pas d'avenir (Big business, marchés et démocratie), La Découverte, 2003

Sommes-nous des paresseux ? Et 30 autres questions sur la France et les Français, Seuil, 2008

La France d'après : rebondir après la crise, Les Petits Matins, 2013

Made in Germany. Le modèle allemand au-delà des mythes, Seuil, 2013

Marre de cette Europe-là ? Moi aussi... Conversations avec Régis Meyrand, Éditions Textuel, 2015.

La France ne sera plus jamais une grande puissance ? Tant Mieux !, Éditions La Découverte, 2015

Francis Massé

Le Silence politique, (Ouest-Editions, Juin 2000) sur la réforme de l’Etat.

Le Citoyen, clé de l’Europe, (Ouest-Editions 2004) sur l’Etat face à l’Europe et la globalisation.

Refonder le Politique, (NUVIS 2012) sur le changement et la culture.

Aux frontières du management ,(L’Harmattan , Décembre 2015)

Prochain essai sur la modernisation de l’action publique (publication 2016).

 

Diner Débat - Axelle LEMAIRE - le 29 septembre 2015

Le Cercle reçoit Axelle Lemaire pour évoquer les enjeux du numérique

Le Cercle des hautes études européennes - Parlons d’Europe a reçu pour un dîner-débat Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat au numérique le 29 septembre à Paris. Celle-ci a notamment détaillé le projet de loi sur le numérique qu’elle prépare et qui vient d’être soumis à une consultation publique sur le web, une grande première en France. Axelle Lemaire, citoyenne franco-canadienne, ancienne députée des français de l’Etranger qui a également travaillé au Parlement britannique a rappelé son engagement européen mais aussi l’exigence de faire valoir vis-à-vis des institutions les points de vue de la France sur le dossier du numérique essentiel pour l’avenir de l’économie nationale et européenne.

La ministre est ainsi revenue sur le projet de marché unique du numérique porté par la Commission et les positions de Paris sur des sujets comme le droit à l’oubli, les droits d’auteur, la neutralité des plateformes (Google, Facebook, etc..) ou la protection et portabilité des données. Dans le cadre de la négociation entre les 28 et les Etats-Unis sur le traité de libre-échange transatlantique (TTIP) Axelle Lemaire a notamment insisté sur la question de la propriété et du transfert automatique des données personnelles (Safe Harbour) dont c’est un des enjeux clés.
La secrétaire d’Etat s’est prêtée avec une grande franchise au jeu des questions réponses avec les auditeurs, au delà du temps initialement prévu. Qu'elle en soit remerciée.

Conférence ENA - Pierre MOSCOVICI - le 10 avril 2015

Le 10 avril 2015, à l’initiative de l'ENA et de l'Association du Mater d'Administration Publiques, Pierre Moscovici, Commissaire Européen a confirmé sa volonté d'agir pour trouver des consensus sur la fiscalité, comme les bases d'assiettes des impots sur les sociétés. Plusieurs membres de l'Association CHEE étaient présents.

 

Diner Débat - Jacques ATTALI - le 24 mars 2015

Le 24 mars 2015, le Président, Alain Clergerie, et les 30 auditeurs présents ont accueilli Jacques ATTALI.

Economiste, Ecrivain dont le dernier livre s'intitule "Devenir soi", il nous a fait part de sa vision des conditions du maintien de la Grèce dans l'UE, des nécessaires améliorations des relations avec la Russie, et de sa volonté de participation à la constitution d'un projet pour la France dans l'Europe.

 

Nous avons bénéficié d'un scoop, puisque Jacques Attali prépare une projection de la France en 2022, avec des propositions concrètes auxquelles chacun peut se joindre. Le site www.france2022.fr attend vos contributions.

Bien ue sur un temps contraint, les échanges ont été détendus et ouverts, que Monsieur ATTALI en soit remercié.

Diner Débat - Denis MacShane le 19 février 2015

Le 19 février 2015, le Président, Alain Clergerie, et les auditeurs présents ont accueilli Denis Mac SHANE.

Ancien député travailliste et Ministre des Affaires Etrangères du gouvernement de Tony Blair entre 2002 et 2005, il nous a apporté de nombreux éclairages sur la position du Royaume Uni concernant l'Europe.

Auteur d'un livre : 'Brexit' - British Exit from the EU, le risque de sortie du UK a été l'objet de nombreux échanges. Détendu et ouvert, ce diner a été très riche, que Monsieur MacShane en soit remercié.

Conférence ENA - Invitation des Auditeurs le 16 janvier 2015

Le 16 janvier 2015, à l’initiative du Cycle des Hautes Etudes Européennes et de l'ENA, Jean Claude Juncker, Président de la Commission Européenne a fait une conférence passionnante entre sérieux et humour. Qu'il en soit remercié.

4ème trimestre 2014 : C. Bébéar - OTAN - A. Danjean

Diner - Débat avec Arnaud Danjean - 13/11/2014

Jeudi 13 novembre 2014, Arnaud Danjean, député européen (PPE), était l’invité de du "Cercle des Hautes Etudes Européennes - Parlons d’Europe" lors d’un diner débat à Paris, au cours duquel il a échangé avec une quinzaine d’anciens auditeurs du CHEE.

Membre de la sous-commission défense du Parlement européen (SEDE) dont il était président sous la législature qui vient de s’achever, Arnaud Danjean a dressé un vaste panorama des enjeux concernant la sécurité et la défense en Europe.

Parmi les sujets abordés figuraient en première place la montée des risques à l’est et au sud de l’Union.

Un terrain connu pour cet ancien fonctionnaire civil à la DGSE qui a mené pour le Ministère de la Défense, le quai d’Orsay puis le Parlement européen de nombreuses missions dans les Balkans en Europe orientale, au Moyen Orient  ou en Afrique.

Autre thèmes de débats : le déficit de la dynamique communautaire ou intergouvernementale en matière d’Europe de la défense, l’articulation de celle-ci avec l’OTAN ou encore la difficile structuration de l’industrie militaire européenne. Tous les participants à ce diner-débat ont apprécié sa profonde connaissance de ces sujets, son style direct et la cordialité avec laquelle il a échangé avec l’assistance.

Qu’il en soit remercié.

Rencontre OTAN / CHEE à Bruxelles - 12/11/2014

Le 12 novembre dernier, à l’initiative du Colonel Roland Margueritte de la délégation française auprès de l’OTAN, une dizaine d’anciens auditeurs du CHEE à Bruxelles, ont participé à une rencontre avec Alice Guitton, représentante permanente adjointe de la France auprès de l’OTAN et Jamie Shea, secrétaire général adjoint délégué de l’OTAN, en charge des défis sécuritaires émergents. A cette occasion, une présentation de l’OTAN, son organisation, ses enjeux et ses défis a été faite au siège de l’OTAN à Bruxelles. La rencontre a été suivie d’un dîner avec Jamie Shea.

 

Diner - Débat avec Claude Bébéar - 21/10/2014

Mardi 21 octobre 2014, le président Bébéar est venu parler devant l’association "Cercle des Hautes Etudes Européennes - Parlons d’Europe".

Fondateur d’Axa et de l’Institut Montaigne, il a livré pendant plus de deux heures, son analyse sur l’Europe et sur la façon dont il en observe au quotidien, l’évolution. Une première pour l’association qui accueillait pour la première fois un grand patron du secteur privé.

Ce jour-là dans l’actualité, un sommet franco-allemand remet sur la table la question de l’investissement pour relancer la croissance.

Le monde de l’entreprise est de son côté bouleversé par la disparition brutale de Christophe de Margerie mort accidentellement en avion, lors d’un déplacement à Moscou.

 

Claude Bébéar est convaincu de la nécessité d’un espace européen cohérent, structuré et fort. Premier écueil : la difficulté d’en définir les contours, notamment au plan politique. L’axe franco allemand qui a connu son essor avec De Gaulle-Adenauer, s’essouffle depuis la fin du couple Mitterrand-Kohl.

« L’Europe : quel numéro de téléphone ? », demande-t-il comme l’aurait fait naguère Kissinger ? Manière de souligner que l’Europe doit exister comme entité à part entière. Pas de politique étrangère, alors qu’il y a un réel espace économique dynamique, qu’une monnaie seule ne peut suffire à unifier. Pas de langue commune, une difficulté à faire converger les législations nationales, une politique énergétique incohérente, une nécessité d’harmoniser la fiscalité, même l’Irlande va dans ce sens … le florilège des chantiers est large.

 

Une politique sociale plancher se dessine en Allemagne, mais il estime qu’il nous manque actuellement un rêve commun européen. Cela va de pair avec des investissements semblables à ce que fit Roosevelt en Europe après la guerre. Car dans cet environnement, la France ne fait plus rêver.

Etre européen ça se mérite et il est du devoir de notre génération de défendre la civilisation européenne menacée, y compris dans ses fondements culturels, d’où la nécessité pour les Européens de s’interroger sur la question des migrations, sur les drames qu’elle engendre et de défendre une immigration choisie.

 

Que faire ?

 

Il nous faut une réelle volonté d’aller de l’avant, de défendre un socle commun de valeurs, et de priorités définies par un noyau dur autour de l’euro zone. Dans une Europe à 28, il est impossible de faire marcher tout le monde au même pas. On reproche trop souvent à l’Europe de ne pas se faire assez vite, mais ne doit-on pas se souvenir que nous-mêmes avons mis du temps pour accéder à la démocratie ?

Pour ne pas couper le peuple des élites européennes, il est aussi important de préserver le principe de subsidiarité à chaque fois que cela s’avère possible.

Pour la taxation des plus values, c’est au niveau de l’Etat que ces problèmes doivent être réglés. Car à défaut de coordination, ce sont les minorités agissantes qui confisquent la parole et deviennent efficientes contre les valeurs démocratiques de l’Europe.

 

Claude Bébéar est aussi attaché à la priorité de l’école et de l’enseignement, car trop de jeunes sortent du système scolaire sans qualification ce qui pénalise l’entreprise. L’école est fondamentale pour le développement d’une société et des individus, d’où son idée de fonder « Agir pour l’Ecole » qu’il a défendue notamment avec l’écrivain Alexandre Jardin.

C’est grâce au développement de l’éducation que nous pourrons redonner de l’influence non seulement à la France, mais à l’Europe. C’est aussi cette dimension qui rendra la France attractive et incitera les jeunes générations à rester dans leur pays.

Les Français par exemple sont très créatifs, mais faute de pouvoir mettre en œuvre leurs projets, ils préfèrent partir ailleurs, dans la Silicon Valley par exemple, où ils sont très présents et très actifs dans les start up qu’ils y développent. Ils y sont mieux payés et leur talent est reconnu.

Il faut maintenant que les Français et l’Europe à leur tour fassent rêver pour que les jeunes générations aient envie d’en défendre le projet. Et c’est à l’Europe de créer les conditions de l’accueil des entreprises : la notion de soutien abusif d’une part, et l’incapacité des Etats d’autre part à assumer un certain protectionnisme pour protéger les entreprises et créer un environnement juridique favorable à leur développement, sont de véritables freins pour entreprendre. Il souligne au passage que l’entreprise doit savoir aussi prendre des risques, ce qui n’est pas toujours le cas y compris dans le secteur de l’assurance où il estime que les courtiers sont devenus au fil du temps des gestionnaires de fonds, plus que des gestionnaires de risques.

 

Enfin, même s’il n’identifie pas réellement le portrait type de ce que pourrait être un manager européen aujourd’hui, il est au moins certain qu’il faut avoir des modes de managements appropriés au pays où l’on exerce. On doit respecter les us et coutumes d’un pays et même les comprendre si on veut pouvoir se développer et s’implanter. L’échec est sinon assuré pour celui qui néglige cet aspect. Le respect de l’interlocuteur est même une des conditions de la réussite. Seul bémol pour une activité de service comme l’assurance, on ne peut nouer des marchés à l’étranger que dans des pays où les droits de l’individu sont suffisamment développés et respectés.

 

 

 

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